Rencontre avec le réalisateur Costa-Gavras

Voir les films de Costa-Gavras c’est bien, mais le rencontrer et lui poser des questions, c’est pas mal non plus. Direction le centre-ville de Montréal où le réalisateur nous attend dans la suite d’un hôtel chic, une vue majestueuse sur le Mont-Royal en guise de décor…comme aimait à le dire Frank Capra, la vie est belle !
Qu’est ce que ça représente pour vous d’être présent à Cinémania, un festival francophone en Amérique du nord ?
C’est très important pour moi. Ce festival est très particulier, je trouve qu’il a une certaine modernité, la programmation est intéressante et en plus c’est à Montréal ! Qu’un festival fasse la promotion du cinéma francophone avec des sous-titres en Anglais en plus, c’est une très bonne chose !
Est-ce que, à titre de réalisateur, vous avez ressenti une difficulté d’exporter des films en langue française ?
À l’étranger oui, mais pas au Québec. Jusqu’à présent, tous mes films sont venus ici très facilement. Mais c’est vrai qu’il a eu un frein ces derniers temps en ce qui concerne l’exportation.
Comment choisissez-vous le thème de vos films?
C’est comme ça, j’ai des choses, des idées, des envies qui traînent dans la tête et ensuite il faut trouver l’histoire, parce qu’un film, c’est avant tout une histoire. Je cherche dans des livres, et si je ne trouve pas, j’essaye d’écrire un scénario.
Pierre Lapointe triomphe au Lion d’or de Montréal, seul au piano.
Un des avantages d’habiter sur l’île de Montréal, est certainement de profiter de l’abondance des nombreux festivals qui s’y tiennent. Je ne sais pas exactement combien il y en a au total, mais certainement assez pour que certains d’entre eux se chevauchent allégrement.
C’est le cas du festival Cinémania et du festival Coup de cœur francophone. Le premier présente des films francophones, le second des groupes…francophones et tous les deux se déroulent du 5 au 15 novembre.
La conséquence est qu’il faut parfois choisir entre un film francophone et un concert francophone. Pierre Lapointe a eu la bonne idée de commencer le premier concert, d’une série de quatre, à minuit. C’est donc après le film « Fais-moi plaisir ! » d’Emmanuel Mouret à Cinémania, que je me rends au Lion d’or, armé de mon appareil photo et de mon petit calepin presque Moleskine.
23h25 : Sur le trottoir, une longue file s’allonge depuis l’entrée du cabaret jusqu’à très loin au bout là-bas. Les fans de Pierre Lapointe sont comme ça, très ponctuels et disciplinés.
23h26 : Usant des privilèges inhérents à mon statut de journaliste, j’oublie de faire la queue et je me dirige vers la table de presse à laquelle je me présente. Enfin, à Stéphane plus exactement. En me tendant mon billet, il me confie que l’on ne peut pas encore entrer dans la salle car elle est en train de se vider de l’autre événement de la soirée, la projection mensuelle de courts-métrage Kino.
Lire la suiteOuverture de la 23ème édition du festival Coup de cœur francophone au Club Soda.

C’est le groupe Sagapool (en photo) qui a eu le privilège de donner ce soir le coup d’envoi de cet événement entièrement dédié aux musiques de la francophonie et qui se prolongera jusqu’au 15 novembre.
Devant une salle quelque peu endormie pendant le premier quart d’heure, le groupe a su très vite réveiller les dormeurs. Une vague de bonne humeur et d’énergie communicative a soudain déferlé sur le Club Soda, qui a retiré les mains de ses poches et commencé à applaudir aux rythmes des morceaux jazz, folk et pop que le groupe tricotait sur scène avec un plaisir évident.
L’accordéon funky, la clarinette envoûtante et le violon virtuose étaient aux services de compositions soignées, mélodiques et entraînantes. Très belle découverte.
À n'en pas douter, il y aura de nombreuses autres belles soirées musicales en perspective. Un coup d'œil sur la liste des artistes programmés permet de s'en convaincre facilement: Pierre Lapointe, Amylie, Antoine Gratton, Les Ogres de Barback, Dany Placard, Mell, Alcaz' etc.
Lire la suiteL’art latino-américain à l’honneur grâce au festival LatinArte

Du 25 septembre au 4 d’octobre 2009 aura lieu LatinArte, la première grande vitrine pour les œuvres d’artistes d’origine latino-américaine à Montréal.
Cette manifestation artistique multidisciplinaire est composée de films, de concerts, de poésies, d'expositions, de danse et de gastronomie. Le grand public est invité à découvrir les différents événements pendant toute une semaine.
LatinArte est une vitrine sur la vie culturelle latino-américaine telle qu'elle est vécue ici ; ce sont aussi de vraies retrouvailles avec l’art populaire des pays du sud, explique Natalia Gnecco, directrice de la programmation et des communications de l'événement. L'objectif est avant tout une manifestation de découvertes, de rencontres, de contacts et de partages. LatinArte ouvre une tribune aux créateurs montréalais d’origine latino-américaine et montrera lors de sa première édition la grande richesse créatrice du continent sud-américain.
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