Rencontre avec le chef d’orchestre de l’Opéra de Montréal: Alain Trudel.

Deux jours avant la première représentation publique de La Flûte enchantée, les chanteurs et les musiciens ont fait une répétition générale de ce chef-d’œuvre signé Wolfgang Amadeus Mozart.
À 19h00 je suis assis dans la salle Wilfrid-Pelletier, en compagnie de plusieurs classes d’étudiants du secondaire, des photographes et quelques journalistes répartis sur les premiers rangs. Devant moi Alain Trudel, le chef d’orchestre, regarde ses musiciens. Soudain, il lève le bras, et d’un coup de baguette les instruments prennent vie, comme par magie. L’ouverture, la partie instrumentale qui débute l’opéra, est jouée avec légèreté, alors que derrière moi, les jeunes gens s’amusent à faire un « chuuuuuut » qui n’en finit pas. Dommage d’avoir oublié mon lance-pierre à la maison. Alain Trudel est quant à lui imperturbable et continue de fendre les airs de sa baguette enchantée.
Après l’ouverture, le rideau s’ouvre sur un majestueux décor (prêté par l’Opéra de San Francisco) et le prince Tamino, interprété par John Tessier, fait entendre sa puissante voix alors qu'un serpent géant se précipite sur lui...
Avant de débuter la répétition, Alain Trudel m’a accueilli dans sa loge, aussi décontracté que s’il recevait un ami pour prendre une bière.
Comment vous vous sentez à deux jours de la première représentation ?
Très excité ! Je suis très confiant, on a une superbe production, d’excellents chanteurs, de très bons musiciens. C’est la générale ce soir, mais le plus gros du travail est fait.