David Nathan Journaliste, rédacteur

17nov/09

Lancement du guide Debeur. Rencontre avec Thierry Debeur, l’homme sans visage.

debeur

Lancement gastronomico-VIP ce soir, à la salle de la Roseraie du restaurant Hélène de Champlain, sur l’île Sainte-Hélène de Montréal ; le guide Debeur fête ses 25 ans d’existence, à la vôtre !

Le lancement du célèbre guide s’est tenu dans le cadre de la Fête du goût, un cocktail découverte organisé par les Éditions Debeur, pour fêter l’arrivée des deux nouveaux guides (le guide Debeur et le Petit Debeur, consacré aux vins et autres boissons euphorisantes).

De nombreux stands avaient été dressés et moultes saveurs, sucrées et salées, attendaient les palais gourmands présents ce soir. Mais avant de s’allumer les papilles avec des tartes au sucre, du nougat, des bouchées au saumon et autres voluptés gustatives, les invités ont dû écouter, stoïques et le verre vide, la remise des prix Debeur et son défilé de personnalités devant le micro.

Se sont ainsi succédés Pierre Duchesne, lieutenant-gouverneur du Québec, Fatima Houda-Pepin, première vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de La Pinière ou bien encore Pierre Marcotte, animateur de télévision, de radio, et propriétaire du restaurant Hélène de Champlain. Thierry Debeur, le fondateur du guide, qui préserve son anonymat depuis un quart de siècle, a témoigné à visage découvert mais sans photographe, de sa passion et de son indéfectible amour du métier.

À l’écart du brouhaha pétillant des invités bien habillés et très souriants, j’ai parlé à Thierry Debeur, l’homme sans visage. Respectant son anonymat forcé, j’ai fermé les paupières et me suis avancé vers lui à tâtons, pour poser ma première question. Interview à l’aveugle donc…

Est-ce que c’est difficile d’être un inconnu célèbre depuis 25 ans ?
Oui car en fait, que je le veuille ou non, mon activité me met en contact avec le milieu professionnel de la restauration, et il est donc très dur de rester incognito. J’essaye le plus possible de rester en arrière car je ne veux pas être traité différemment dans un restaurant quand j’arrive, ce qui est le cas quand les restaurateurs me reconnaissent généralement. C’est normal, je ferais pareil à leur place, sauf que moi je ne travaille pas pour le restaurateur, mais pour le lecteur.

Après 25 ans d’existence, quel bilan faites-vous ?
C’est passé trop vite ! Je pense qu’on a bien fait notre travail, du mieux qu’on a pu, pour rendre service à la gastronomie québécoise en général, le plus honnêtement possible.

À l’heure d’internet, où beaucoup de critiques de restaurant viennent des consommateurs eux-mêmes, est-ce que vous prenez en
compte cette évolution ?

Oui absolument. Depuis 1997 nous avons un site internet et il est vrai que l’on n’écrit pas du tout de la même façon pour le web que pour un guide. Sur Internet, les articles doivent être plus punchés, plus courts ; dans un guide gastronomique au contraire, le lecteur a le temps et recherche autre chose. Pour moi, ce sont deux médias complètement différents.

C’est reparti pour un nouveau quart de siècle donc ?
Oui, comme je le dis toujours, on ne prendra jamais notre retraite, puisque c’est une passion. On participe à l’évolution de la gastronomie québécoise, on la suit, on en témoigne, et c’est ça notre rôle. Renseigner les gens sur ce que nous voyons et découvrons quotidiennement. Il faut essayer de voir les choses telles qu’elles sont et pas telles qu’on aimerait se les raconter !

Plus d‘infos : http://www.debeur.com/

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