David Nathan Journaliste, rédacteur

25oct/09

Lancement de l’album de Roberto Lopez « Soy Panamericano » au Savoy à Montréal.

roberto

Roberto López fait sa rentrée et lance son nouvel album SOY PANAMERICANO, rayon de soleil idéal en cette saison de grisaille.

Avec le Roberto López Project, l’artiste nous transporte dans des fusions aventureuses de traditions et de modernité. Au programme de ce disque, de la musique afro-colombienne et afro-cubaine avec du hip hop montréalais, du jazz et des grooves urbains.

SOY PANAMERICANO, est le deuxième album de Roberto López, qui avait sorti en 2006 son premier disque QUE PASA?

De nombreux artistes ont collaboré à ce projet, notamment la chanteuse Massiel Yanira, le rappeur Daniel Russo Garrido « Boogat » ou bien encore le saxophoniste jazz Joel Miller.

Le ton est donné avec la première pièce de l’album, qui évoque un continent qui va du sud au nord. On y rend hommage aux cultures amérindiennes : « Aux peuples invisibles qui ont habité, habitent et habiteront pour toujours le continent Américain ».

L’album décolle ensuite avec le très bon titre SOY PANAMERICANO, dans un style Cumbia-Funk mélangée avec de la Samba-Reggae. On trouve également des fusions uniques, comme ORIENTE, un mélange de cumbia et de rai. Cette chanson coécrite avec Éric Valiquette (Catherine Major, Éric Lapointe et autres) et Roberto est une première en français pour le Roberto López Project.

RITMO TECNICOLOR rend visite à la salsa des années 1970s. CALLE118 est une pièce instrumentale qui nous amène dans les avenues du boogaloo et du latin-soul.

Nous avons rencontré Roberto López au lancement se son album, quelques minutes avant son entrée en scène.

Qu’est-ce qui s’est passé depuis le dernier album ?
Beaucoup de choses. J’ai gagné le prix de la fondation du maire de Montréal, j’ai participé à plusieurs éditions des Francofolies, au Festival de Jazz en 2008. On s’est promené partout au Québec, en Gaspésie, on a fait le festival de Jazz de Rimouski…On est allé au Mexique, on n’a pas arrêté...et on a fait l’album.

Comment tu définirais la musique que tu fais ?
Je l’appelle nouveau-afro-latin car il y a des sonorités modernes, comme du funk, du hip-hop, des séquences électroniques…mais c’est afro-latin à la base et les percussions sont traditionnelles.

Tu es aussi éclectique dans la musique que tu écoutes ?
Oui, j’écoute vraiment de tout. Dès que je me lève, je mets de la musique. Certains matins c’est de la musique classique, d’autres fois c’est du Led Zeppelin, Police, de la salsa des années 70, ou du John Coltrane, du Miles Davis. Pour moi c’est totalement naturel de mélanger les styles musicaux.

Récemment il y a eu le la première édition du festival Latin Arte http://www.latinarte2009.blogspot.com/ qui met en valeur la musique sud-américaine au Québec. Est-ce que tu penses que la musique latine est bien représentée ici ?
Le problème c’est l’image très réductrice que les gens ont de la musique latine. On pense tout de suite à la salsa. Mais c’est beaucoup plus que ça, il existe beaucoup de styles plus subtils, plus élaborés que la musique latine dite « commerciale ». C’est une des raisons qui m’ont fait commencer ce projet : montrer une autre face de la culture latine.

Tes projets ?
Je vais profiter de la vague du nouvel album pour sortir du Québec et à partir de juin je vais partir en tournée en Ontario, et sûrement en Europe. Et bien-sûr j’aimerais faire les festivals, notamment celui de Jazz de Montréal.

Plus d'infos:
http://www.robertolopez.ca/

Texte et photo: David Nathan

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