David Nathan Journaliste, rédacteur

10déc/09

Interview avec le groupe Pawa Up First. De la musique…comme au cinéma !

pawaup

Vous aimez les musiques de films, celles d'Ennio Morricone et de Philip Glass, vous trippez sur le rock experimental, la musique électro ? Alors vous allez aimer la rentrée montréalaise de Pawa Up First, samedi 12 décembre au Cabaret Juste pour rire.

Le groupe de Serge Nakauchi Pelletier, multi-instrumentiste et principal compositeur du groupe, vient de sortir un excellent troisième album, "The Outcome" et pour fêter ça, rien de mieux qu'un petit concert en centre-ville.

Pawa Up First fait de la musique instrumentale donc, construite à la manière d'une trame sonore cinématographique. C'est très riche, inspiré, onirique. À quelques jours du concert, nous nous sommes entretenus avec Serge Nakauchi Pelletier.

Comment est né Pawa Up First ?
Au départ c'était un projet solo, avec des sonorités plus électro qu'aujourd'hui. Je m'inspirais beaucoup d'images, je faisais autant de montage audio que vidéo d'ailleurs. Ensuite j'ai approché Mathieu Pontbriand, le bassiste et on a décidé ensemble de réenregistrer le tout en studio et de faire du live.

Quand on parle du style de Pawa Up First on entend plein de choses: inclassable, hors catégorie, transgenre. Est-ce que toi tu peux définir le style ?
Eh…pas vraiment non. Les gens disent souvent "rock instrumental à tendance cinématographique" je pense que c'est une bonne définition.

T'es-tu essayé à la composition de musique de film ?
Pas avec Pawa Up First mais à titre personnel, à l'extérieur du groupe oui. D'ailleurs viens de réaliser la musique d'un film québécois qui sortira au printemps. J'aimerais en faire de plus en plus à l'avenir.

Au Québec vous êtes plutôt discrets médiatiquement parlant, pourquoi ?
Je pense que ça s'explique d'une part par le fait que nous ne faisons pas souvent de spectacles et d'autre part parce que nous ne sommes pas un groupe Pop ; nous faisons une musique instrumentale donc plus underground. On est peut-être aussi plus contraints en ce qui concerne les lieux où l'on se produit. Je ne pense pas que les salles de spectacles où se produisent Malajube soient idéales pour nous par exemple.

Votre dernier album, "The Outcome", est sorti récemment, j'ai trouvé qu'il était assez sombre. Est-ce que le côté obscur est une bonne source d'inspiration ?
Pour moi oui. C'est sombre en effet, mais je tiens à préciser qu'il n'y a personne de suicidaire dans le groupe non plus ! En fait, je trouve mon inspiration dans ce qu'il y a de sombre, mais il y a toujours comme une espèce de lumière qui jaillit de tout ça.

Puisque l'album a été composé comme la trame sonore d'un film, si l'on devait écouter "The Outcome" en regardant un film sans le son original, ça serait quel film ?
Je dirais un film de Jim Jarmusch ou un film de David Lynch, "Inland Empire" par exemple.

C'est quoi vos projets ?
On va essayer de développer notre carrière en France. On doit notamment faire la tournée de ce qu'ils appellent les ciné-concerts, on présente un film, et nous on joue la bande sonore en live. On a aussi une mini tournée de prévue en France avec un autre band québécois pour l'an prochain.

Texte écrit pour www.patwhite.com

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